La pêche à pied à Riantec, c’est un peu le secret le mieux gardé du Morbihan – enfin, façon de parler, parce que les locaux connaissent bien le truc. Mais si vous débarquez de Lorient, de Paris, ou d’ailleurs et que vous cherchez où foutre vos bottes dans le sable pour ramasser des palourdes sans vous faire engueuler, vous êtes au bon endroit.
Coincé entre l’océan Atlantique et la Ria d’Étel (cette espèce de bras de mer qui serpente dans les terres), Riantec offre une diversité de spots de pêche à pied assez dingue. Plages de sable fin côté Kerner, zones plus sauvages à Men er Bellec, rochers à bigorneaux vers la pointe – y’a de quoi faire, que vous soyez débutant avec vos gosses ou pêcheur du dimanche qui connaît la différence entre une palourde et une praire.
Dans ce guide, je vais vous dévoiler les meilleurs coins pour pratiquer la pêche à pied à Riantec, vous expliquer quand y aller (spoiler : faut suivre les grandes marées et les coefficients), ce que dit la réglementation (parce que oui, y’a des règles et les flics de la mer ne rigolent pas), et comment ne pas passer pour un touriste qui saccage l’estran. Que vous visiez les coquillages classiques (palourdes, coques) ou les trucs plus techniques (couteaux), tout est là.
Bref, préparez vos bottes, checke les horaires de marée, et on y va.

Où pratiquer la pêche à pied à Riantec : Les meilleurs spots
Riantec, c’est pas immense, mais côté littoral ça offre une belle variété. Vous avez la Ria d’Étel d’un côté – cette sorte de fjord breton protégé où l’eau est plus calme – et l’océan Atlantique de l’autre, plus dynamique mais aussi plus exposé. Résultat : selon ce que vous cherchez (tranquillité familiale ou coin plus sauvage), vous avez l’embarras du choix.
L’avantage de Riantec pour la pêche à pied, c’est l’accessibilité. Pas besoin de marcher trois plombes pour atteindre l’estran, y’a des parkings à proximité des principaux spots, et les plages sont bien balisées. Même les gamins peuvent y aller sans que vous passiez votre temps à flipper.
Voici les spots incontournables :
- Plage de Kerner : LE spot familial par excellence. Vaste étendue de sable, protégée par la Ria, parfaite pour les débutants et les enfants. Palourdes et coques en quantité honnête, parking gratuit juste à côté, toilettes publiques. C’est le spot à faire si c’est votre première fois ou si vous venez avec des mômes de 5 ans qui veulent « trouver des trésors ».
- Men er Bellec : Un cran au-dessus niveau authenticité. Plus isolé, faut marcher un peu plus depuis le parking. C’est le spot des habitués qui savent ce qu’ils font. Palourdes japonaises de belle taille, et surtout : des couteaux pour ceux qui maîtrisent la technique du sel. Ambiance plus calme, moins de touristes, mais aussi plus de vigilance sur les horaires de marée (ça remonte vite dans la Ria).
- Plouhinec (rive opposée de la Ria) : Techniquement pas Riantec mais accessible facilement. Vue magnifique sur le Fort Bloqué, diversité de coquillages intéressante. Si vous voulez changer de décor tout en restant dans le secteur.
- Pointe du Conguel : Pour les amateurs de bigorneaux et de patelles. Zone rocheuse qui se découvre bien aux grandes marées. Ambiance plus « cueillette sur les rochers » que « ratissage du sable ». Idéal pour varier les plaisirs.
- Plage de Lomener : Mix sable/rochers, bonne diversité d’espèces. Moins fréquentée que Kerner, atmosphère un peu plus sauvage sans être compliquée d’accès. Bon compromis si Kerner est bondé.
Plage de Kerner : Le spot familial incontournable
Kerner, c’est un peu l’autoroute de la pêche à pied à Riantec – dans le bon sens du terme. Grande plage de sable orientée vers la Ria d’Étel, protégée des grosses vagues, avec un estran qui se découvre progressivement et gentiment. Parfait pour débuter sans stress.
Côté coquillages, vous y trouverez principalement des palourdes (les grises classiques) et des coques. Avec un bon coefficient (on en reparle après), vous pouvez remplir votre quota en une heure tranquille. Les palourdes se trouvent à 5-10 cm sous le sable, faut gratter avec la griffe en cherchant les petits trous en forme de 8. Les coques, elles, affleurent presque – un coup de râteau léger et hop.
L’accès est ultra-simple : parking gratuit à 50 mètres de la plage (mais arrive tôt aux grandes marées, ça se remplit vite), des sanitaires publics, et même un petit café en saison. Les gamins adorent parce que c’est safe – pas de courant chelou, pas de trous d’eau traîtres. Vous pouvez les lâcher avec leur seau pendant que vous bossez sérieusement.
Meilleur moment : coefficient supérieur à 70. En dessous, l’estran ne se découvre pas assez pour que ça vaille vraiment le coup. Au-dessus de 90, vous avez accès à des zones plus éloignées où les coquillages sont parfois plus gros (moins de pression de pêche).
Men er Bellec : Pour les pêcheurs expérimentés
Si Kerner c’est le Club Med de la pêche à pied, Men er Bellec c’est le spot des connaisseurs qui viennent en semaine à 6h du mat’ pour être tranquilles. Plus isolé, plus authentique, plus… breton, quoi.
L’endroit est réputé pour ses couteaux – ces coquillages en forme de rasoir qui vivent enterrés verticalement dans le sable. La technique pour les choper : repérer leurs trous (en forme de serrure ou de 8 allongé), verser une bonne cuillère de gros sel dedans, attendre 10-20 secondes, et le couteau remonte pour fuir le sel. Faut le saisir vite mais sans arracher (sinon il casse). C’est un petit jeu addictif une fois que vous avez pigé le truc.
Men er Bellec offre aussi de belles palourdes japonaises (plus grosses que les grises), mais faut marcher un peu plus loin sur l’estran. L’ambiance est plus calme, vous croisez surtout des habitués avec leur équipement bien rodé.
Point vigilance : la marée remonte rapidement dans cette partie de la Ria. Gardez un œil sur votre montre et sur la ligne d’eau. Sérieusement. Chaque année, des touristes se font piéger parce qu’ils pensent avoir tout le temps. Spoiler : non.
Accès : petit parking le long de la route, puis 5-10 minutes de marche. Pas de sanitaires, pas de café, juste vous, le sable, et les coquillages. Si c’est votre délire, vous allez adorer.

Quand partir pêcher à Riantec : Horaires et coefficients de marée
Alors là, on attaque le cœur du sujet. Vous pouvez avoir le meilleur spot du monde, si vous débarquez à la mauvaise heure, vous allez juste vous tremper les pieds en regardant la mer comme un con. La pêche à pied, c’est 80% de timing.
Le principe est simple : il faut que la mer se retire (marée descendante) pour que l’estran – cette zone habituellement sous l’eau – se découvre. Plus le coefficient de marée est élevé, plus la mer descend bas, plus vous avez d’estran accessible, plus vous pouvez aller loin et trouver des coquillages peinards que personne ne va embêter le reste du temps.
Les coefficients, ça va de 20 (marée de morte-eau, l’eau bouge à peine) à 120 (marée exceptionnelle où même les poissons se demandent ce qui se passe). Pour la pêche à pied à Riantec, voici comment ça se traduit concrètement :
| Coefficient | Qualité de pêche | Zone accessible | Durée exploitable | Recommandation |
|---|---|---|---|---|
| < 60 | Faible | Limité au bord de plage | 1h-1h30 | Débutants/reconnaissance des lieux |
| 60-80 | Bonne | Zones intermédiaires | 2h-2h30 | Idéal pour sorties familiales |
| 80-100 | Excellente | Zones éloignées riches | 3h-4h | Pêcheurs expérimentés, gros quotas |
| > 100 (grandes marées) | Exceptionnelle | Maximum d’estran découvert | 4h+ | Prévoir équipement complet, partir tôt |
La règle des 12èmes : Pour ceux qui aiment comprendre, la marée ne monte/descend pas de façon linéaire. Elle suit cette règle : 1/12 la première heure, 2/12 la deuxième, 3/12 la troisième et quatrième heure (le moment où ça va le plus vite), 2/12 la cinquième, 1/12 la sixième. Bref, ça accélère au milieu du cycle et c’est là que vous devez être le plus vigilant.
Meilleur créneau pour pêcher : Arrivez environ 2 heures avant la basse mer (le moment où la mer est au plus bas). Vous avez alors un bon 3-4 heures devant vous pour pêcher tranquille avant que ça remonte sérieusement. Certains puristes viennent dès que l’estran commence à se découvrir, mais franchement, laissez au moins 1h-1h30 pour que ça vaille le coup.
Pour checker les horaires de marée à Riantec, utilisez le site de référence Marée.info pour le port de Lorient (Riantec suit les mêmes horaires avec un léger décalage de quelques minutes). Y’a aussi l’application « Marées dans ma poche » qui est top – elle vous envoie même des notifs avant les grandes marées.
Attention spécificité Ria d’Étel : Comme c’est un bras de mer relativement étroit, l’eau peut remonter plus vite que sur une plage océanique classique. Ne vous éloignez jamais au point de devoir traverser des chenaux profonds pour revenir. Sérieusement, chaque année ça arrive.
Réglementation de la pêche à pied dans le Morbihan : Ce qu’il faut savoir
Bon, on va pas se mentir : personne n’aime les règles. Mais dans le cas de la pêche à pied, elles ont du sens. C’est pas juste pour vous emmerder – c’est pour que vos enfants puissent encore trouver des palourdes dans 20 ans, et aussi pour pas que vous finissiez aux urgences avec une intoxication alimentaire parce que vous avez pêché dans une zone polluée.
La réglementation de la pêche à pied dans le Morbihan est définie par des arrêtés préfectoraux. Elle couvre trois trucs principaux : les tailles minimales (pour que les coquillages aient le temps de se reproduire avant d’être ramassés), les quotas (pour pas que trois péquenauds vident la plage en une marée), et les zones/périodes autorisées (qualité de l’eau, pollution, toxines).
Les agents des Affaires Maritimes patrouillent régulièrement, surtout aux grandes marées quand y’a du monde. Ils sont généralement sympas si vous jouez le jeu, mais fermes si vous faites n’importe quoi. Et les amendes, c’est pas symbolique.
Voici les tailles minimales et quotas pour les coquillages les plus courants à Riantec :
- Palourdes : 4 cm minimum (mesure du plus grand diamètre), quota de 300 unités par personne et par marée
- Coques : 3 cm minimum, quota de 2 kg par personne et par marée
- Couteaux : 10 cm minimum, quota de 100 unités par personne et par marée
- Praires : 4,3 cm minimum, quota de 100 unités par personne et par marée
- Bigorneaux : 3 cm minimum, quota de 5 litres par personne et par marée
- Huîtres creuses : 5 cm minimum, mais généralement interdites à la pêche récréative (vérifiez les arrêtés locaux)
IMAGE (Photo d’un mètre réglementaire ou réglette pour mesurer les coquillages, avec exemples visuels de palourdes/coques à taille légale vs trop petites)
Ce qui est interdit :
Côté matériel, vous ne pouvez pas utiliser n’importe quoi. Les râteaux et griffes sont autorisés, mais avec des limites : pas plus de 6 dents, espacement minimum entre les dents (pour pas ratisser les bébés coquillages), largeur maximale. L’idée c’est que vous puissiez pêcher efficacement sans tout détruire. Les outils avec des dents trop serrées ou trop longues sont interdits et peuvent être confisqués.
Zones interdites : Ça peut changer rapidement selon la qualité de l’eau. Pollution ponctuelle, présence de toxines (algues), travaux – plein de raisons peuvent fermer temporairement une zone. Pour vérifier en temps réel si Riantec est ouvert à la pêche, consultez l’application Qualit’Eau ou le site de la préfecture du Morbihan qui publie les arrêtés.
Périodes de reproduction : Certaines espèces peuvent avoir des périodes de fermeture pour laisser la nature faire son boulot. C’est rare en pêche récréative mais ça arrive.
Conseil pratique : Ayez toujours une réglette de mesure sur vous (vous pouvez en trouver dans les magasins de pêche ou les imprimer). Ça évite les mauvaises surprises lors des contrôles. Et si un coquillage est limite, remettez-le – c’est pas 2 cm qui vont changer votre vie, mais ça fait une différence pour la ressource.
Contrôles et sanctions : Ce que vous risquez
Les agents des Affaires Maritimes et de la gendarmerie maritime ne sont pas là pour décorer. Ils contrôlent régulièrement, surtout pendant les grandes marées quand l’affluence explose.
Si vous êtes en infraction, les sanctions vont de 22,50€ (amende forfaitaire pour petite infraction) jusqu’à 1500€ pour les cas graves (non-respect massif des quotas, pêche en zone interdite, matériel prohibé). Votre pêche peut être confisquée, votre matériel aussi si vraiment vous avez abusé.
Dans la plupart des cas, si c’est votre première fois et que vous êtes de bonne foi (genre vous avez 310 palourdes au lieu de 300 parce que vous avez mal compté), ils vont être pédagogues. Mais si vous avez 800 palourdes de 2 cm dans un sac Carrefour avec un râteau fait maison de 15 dents, là ça va pas bien se passer.
Morale : Respectez les règles. C’est pas compliqué, c’est juste du bon sens, et ça permet à tout le monde de continuer à profiter de cette activité géniale.
Matériel et techniques pour réussir sa pêche à pied à Riantec
Alors, faut quoi pour aller pêcher sans passer pour un touriste qui débarque en tongs avec un sac Monoprix ? Bonne nouvelle : pas besoin d’investir 300 balles. Mauvaise nouvelle : y’a quand même un minimum pour pas galérer et surtout pour pas finir trempé et frustré.
Le matériel pour la pêche à pied, c’est comme pour le vélo : tu peux faire du basique qui fonctionne, ou tu peux investir dans du confort qui change vraiment la vie. Voici ce qu’il vous faut, du strict minimum au « je prends ça au sérieux » :
L’Équipement essentiel
- Vêtements : Des bottes en caoutchouc (waders si vous comptez aller loin et que l’eau peut monter au-dessus des genoux), des gants en néoprène (vos mains vont tremper dans l’eau froide pendant des heures, croyez-moi), un coupe-vent ou K-Way (le vent breton ne rigole pas, même en été). En gros : partez du principe que vous allez être mouillés et qu’il peut faire 15°C avec du vent même en juillet.
- Outils de pêche : Une griffe à palourdes (max 6 dents, écartement réglementaire – achetez-la dans un vrai magasin de pêche pour être sûr), un couteau à couteaux (ou juste un couteau de cuisine classique), une épuisette à petites mailles pour rincer les coquillages. Évitez les râteaux de jardin, c’est souvent hors réglementation et en plus ça marche mal.
- Collecte : Seau ou panier ajouré (JAMAIS de sac plastique fermé – les coquillages meurent par manque d’oxygène et vous vous retrouvez avec de la bouffe pourrie). Les paniers bretons traditionnels en osier c’est joli, mais un bon seau en plastique avec des trous fait le job.
- Sécurité : Montre étanche ou téléphone dans une pochette waterproof (pour suivre l’heure et pas se faire surprendre par la marée), sifflet (si jamais), gilet fluo si brouillard ou visibilité réduite (oui ça peut arriver).
- Confort : Crème solaire (l’estran ça réfléchit le soleil comme un miroir, vous allez cramer même par temps couvert), casquette ou bob, bouteille d’eau (déshydratation classique), petit snack (ça creuse).
- Mesure : Réglette ou mètre homologué avec les tailles minimales. C’est obligatoire lors des contrôles et honnêtement ça évite de ramasser n’importe quoi.
Budget total pour débuter correctement : 40-60€. Ça peut sembler beaucoup mais le matériel dure des années si vous en prenez soin.

Techniques de pêche selon les coquillages
Chaque coquillage a son petit caractère et sa technique. C’est un peu comme la pêche en mer : faut adapter.
Palourdes et coques :
Les palourdes vivent enfouies à 5-15 cm sous le sable. Elles laissent deux petits trous à la surface (leur siphon pour respirer) souvent en forme de 8 ou de deux points rapprochés. Technique : grattez le sable en surface avec votre griffe, sentez la résistance quand vous touchez une coquille, creusez délicatement à la main.
Astuce de local : les zones avec des petites algues vertes (ulves) sont souvent riches en palourdes. Pourquoi ? Parce que les palourdes filtrent l’eau, ce qui favorise ces algues. C’est un indicateur naturel.
Les coques, elles, sont beaucoup moins profondes – parfois à peine enterrées. Un coup de griffe léger en surface et vous les sentez direct. Elles se regroupent souvent, donc quand vous en trouvez une, insistez dans le coin.
Couteaux :
Ah, les couteaux. Le Saint Graal technique de la pêche à pied à Riantec. Ces bestioles vivent plantées verticalement dans le sable, parfois jusqu’à 30-40 cm de profondeur. Impossible de les déterrer à la main.
La technique : repérez leurs trous caractéristiques (forme de serrure ou de 8 très allongé, parfois avec un mini cratère autour). Prenez une cuillère à soupe de gros sel (pas du sel fin de cuisine, ça marche moins bien), versez-la dans le trou. Attendez 10 à 30 secondes. Le couteau déteste le sel et va remonter pour fuir. Dès qu’il pointe, saisissez-le fermement mais sans violence (sinon il casse et vous vous retrouvez avec la moitié). Remontez doucement en tournant légèrement.
C’est addictif. Une fois que vous avez pigé le timing, vous pouvez en choper 50 en une heure. Mais patience au début – les premiers couteaux, vous allez les rater ou les casser. C’est normal.
Bigorneaux :
Les bigorneaux, c’est la cueillette tranquille. Ils vivent sur les rochers qui se découvrent à marée basse. Technique : repérez-les (ils sont souvent en groupes), vérifiez la taille avec votre réglette ou une bague graduée (3 cm minimum), cueillez à la main ceux qui sont bien accrochés (signe qu’ils sont vivants et frais).
Les bigorneaux bien accrochés nécessitent un petit effort pour les décoller – c’est normal. S’ils tombent au premier contact, ils sont peut-être morts ou en mauvais état, laissez-les.
Conseil général : Prenez votre temps. La pêche à pied, c’est pas une course. Vous allez voir des habitués qui remplissent leur seau en 45 minutes – ils ont 30 ans d’expérience et connaissent chaque caillou de la plage. Vous, concentrez-vous sur faire les choses correctement, respecter les tailles, et profiter du moment.
Bonus pour la pêche à pied Riantec : Combiner avec d’autres activités
Bon, soyons honnêtes : aussi cool que soit la pêche à pied, si vous faites 300 bornes pour venir à Riantec, vous allez peut-être vouloir rentabiliser le déplacement. Bonne nouvelle : la région offre un paquet d’activités sympas à combiner avec votre sortie coquillages.
Riantec et ses environs, c’est le Morbihan dans toute sa splendeur : patrimoine maritime, plages, nature, randonnées… Y’a de quoi faire un week-end complet voire plus.
Le Fort Bloqué
À 20 minutes en voiture de Riantec, ce fort Vauban à l’embouchée de la Ria d’Étel mérite le détour. Architecture militaire du XVIIe siècle, super bien conservée, avec une vue panoramique sur l’océan et la ria. En été, y’a souvent des visites guidées et des animations. Les enfants adorent jouer aux soldats dans les coursives. Gratuit ou quelques euros selon les événements.
Balade en bateau dans la Ria d’Étel
Plusieurs compagnies proposent des excursions commentées au départ de Port-Louis ou d’Étel même. Vous découvrez la ria depuis l’eau (changement de perspective radical), l’écosystème unique (c’est une zone protégée pleine d’oiseaux), et les guides racontent l’histoire maritime de la région. Comptez 15-25€ par adulte pour 1h-1h30. C’est reposant après avoir passé 3 heures courbé à gratter du sable.
Marché de Riantec
Le dimanche matin, le marché de Riantec s’installe et c’est un vrai bonheur breton. Produits locaux, poissons frais débarqués le matin même, fromages, charcuteries, légumes bio. L’ambiance est authentique – les vendeurs connaissent leurs clients, on parle breton entre locaux, ça sent bon le kouign-amann et le pain frais. Idéal après une pêche matinale pour compléter votre repas avec de quoi accompagner vos palourdes. Les prix sont corrects, la qualité au rendez-vous.
Le Château de Kerdurant
Situé sur la commune de Riantec, dans le Morbihan, le Château de Kerdurant est un élégant exemple de l’architecture classique bretonne. Si le site abritait à l’origine un manoir du 15ème siècle, l’édifice actuel date principalement d’une reconstruction majeure entreprise au 17ème siècle, vers 1650. Inscrit au titre des Monuments Historiques, le domaine de Kerdurant est aujourd’hui un lieu réputé pour l’organisation de réceptions et de mariages, valorisant son patrimoine historique et son parc arboré.

Conclusion
Écoutez, la pêche à pied à Riantec, c’est pas juste aller gratter du sable pour trouver des coquillages. C’est une vraie expérience – un truc qui vous reconnecte avec la nature, le rythme des marées, la satisfaction de ramener votre propre bouffe. Et contrairement à la pêche en mer où faut un bateau, du matos hors de prix, et prier pour que ça morde, là c’est accessible à tous.
Venir avec les gamins surexcités qui veulent voir « où habitent les coquillages », en couple pour une activité originale qui change des restos et des musées, ou solo parce que vous avez envie de déconnecter deux heures, Riantec offre tout ce qu’il faut. Des spots variés (faciles comme Kerner ou plus techniques comme Men er Bellec), une réglementation claire (respectez-la, point), et un cadre magnifique entre la Ria d’Étel et l’océan.
La clé, c’est de venir préparé : vérifiez les horaires de marée et les coefficients (visez 70 minimum pour que ce soit intéressant), équipez-vous correctement (bottes, gants, griffe réglementaire, seau), et surtout – surtout – respectez les tailles minimales et les quotas. C’est pas compliqué, ça permet à la ressource de se renouveler, et ça évite que dans 10 ans y’ait plus rien à pêcher.
Maintenant, arrêtez de lire, checkez Marée.info, préparez votre sac, et allez voir par vous-mêmes pourquoi les Bretons sont aussi fiers de leur littoral. La prochaine grande marée approche, les palourdes de Riantec vous attendent, et franchement, y’a pire comme façon de passer une matinée que les pieds dans le sable à chercher votre dîner.
FAQ sur la pêche à pied Riantec
Quel est le meilleur moment pour la pêche à pied à Riantec ?
Les grandes marées avec un coefficient supérieur à 80 sont idéales, surtout pendant les périodes de printemps (avril-mai) et d’automne (septembre-octobre) quand les températures sont agréables. Arrivez environ 2 heures avant la basse mer pour profiter d’un maximum de temps sur l’estran. L’été offre plus de confort (eau moins froide), mais aussi plus de monde – privilégiez les jours de semaine tôt le matin si possible.
Faut-il un permis pour pêcher à pied à Riantec ?
Non, la pêche à pied récréative est libre et gratuite dans le Morbihan, aucun permis n’est nécessaire. Par contre, la réglementation est stricte : tailles minimales obligatoires (4 cm pour les palourdes, 3 cm pour les coques, etc.), quotas par personne et par marée (300 palourdes, 2 kg de coques), et matériel autorisé uniquement (griffe max 6 dents). Les contrôles sont fréquents et les amendes peuvent aller jusqu’à 1500€ en cas d’infraction grave.
Quels coquillages trouve-t-on à Riantec ?
Riantec offre une belle diversité : palourdes grises et japonaises (les plus courantes), coques, couteaux (surtout à Men er Bellec), praires (plus rares), bigorneaux sur les zones rocheuses, et parfois des coques en abondance selon les secteurs. La plage de Kerner est réputée pour ses palourdes et coques faciles d’accès, tandis que Men er Bellec attire les pêcheurs de couteaux expérimentés. Chaque spot a ses spécialités – variez les zones pour diversifier votre pêche.
La pêche à pied est-elle dangereuse à Riantec ?
La pêche à pied à Riantec est globalement sécuritaire si vous respectez les règles de base : consultez impérativement les horaires de marée et ne perdez jamais de vue la ligne d’eau (la marée remonte vite dans la Ria d’Étel), équipez-vous correctement (bottes, vêtements chauds), ne vous aventurez pas dans les chenaux profonds, et gardez un œil sur les enfants. Les principaux dangers sont la marée montante (qui peut vous couper de la plage), les trous d’eau inattendus, et l’hypothermie si vous restez trop longtemps dans l’eau froide. Avec du bon sens et de la vigilance, c’est une activité très safe.
Où se garer pour aller pêcher à Riantec ?
Le parking principal et le plus pratique est celui de la plage de Kerner : gratuit, à 50 mètres de la plage, avec des sanitaires publics à proximité. Il peut se remplir rapidement lors des grandes marées du week-end, arrivez avant 8h pour être tranquille. Pour Men er Bellec, il y a un petit parking le long de la route (également gratuit) puis 5-10 minutes de marche jusqu’à l’estran. À Lomener, plusieurs parkings gratuits desservent la plage, mais c’est moins pratique pour la pêche que Kerner. Évitez de vous garer n’importe où sur les chemins – les riverains n’apprécient pas et vous risquez une amende.




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